19 avr. 2017

Le tour du monde de Io en 1784 jours











Trajet : de la Martinique à la Martinique par la route des alizés via le canal de Panama, le détroit de Torrès et le cap de Bonne Espérance
Dates : du 23 mai 2012 au 10 avril 2017
Durée : 5 ans
Distance parcourue : 27 875 milles nautiques ( 51 075 kilomètres)
Vitesse moyenne : environ 5,5 nœuds (10 km/h)
Nombre de jours et nuits en navigation  : 207

Remarquables :
- les voiles : fabriquées en 2001 par la voilerie Véga (Grau du Roi), elles sont toujours en service et efficaces
- le pilote automatique : notre petit pilote (TP32 marque SIMRAD) a barré environ 5000 heures sans défaillance
- les langues : avec l'espagnol, l'anglais et le français nous avons réussi à échanger partout, sauf en Indonésie où nous avons appris un peu leur langue (très facile)
- la France dans le monde : dans la plupart des pays, pour expliquer d'où nous venons, le plus pertinent est de citer le club de football de Barcelone (le Barça), ou Zidane. Le nom de Paris est parfois connu, sans être associé ni à un pays ni à une localisation
- les citoyens du monde : de toutes ces rencontres innombrables, nous retenons que seuls les us et coutumes sont différents, nous nous ressemblons tous profondément.

10 avr. 2017

De la Guyane à la Martinique : avec le courant, presque contre le vent

Sur ce trajet, le courant est rapide et favorable. Mais nous remontons au vent, nous n'en avons pas l'habitude et ce n'est pas confortable.
Pendant 3 jours la houle est forte. Si forte que nous abandonnons notre projet d'escale aux Iles du Salut.
 Le pilote automatique n'apprécie pas les sauts du bateau dans les creux des vagues, nous devons barrer 12 heures pour nous dégager de la côte. Il ne peut reprendre le travail que lorsque nous avons atteint des zones plus profondes où les vagues deviennent moins abruptes. Comme elles passent encore par dessus le bateau et l'arrosent copieusement, nous restons confinés à l'intérieur deux jours par 30°C, hublots fermés ... il fait chaud.
Enfin, comme prévu, les éléments s'apaisent, le vent tourne favorablement, Io vogue à plat et nous terminons tranquillement, seulement troublés par une zone de fortes averses (signalée par Florence) qui croise notre route et que nous laissons passer devant en ralentissant un peu.
Le cinquième matin, la Martinique monte sur l'horizon. Heureux et émus, nous posons l'ancre dans la baie de Sainte-Anne d'où nous étions partis il y a 5 ans.
Notre tour du monde est bouclé. Champagne !

Les photos : album et diaporama

2 avr. 2017

La Guyane : escale bloquée

L'accueil est sympathique à la petite marina de Degrad des Cannes à Cayenne.
Nous rêvions de visiter la Guyane à pieds, en voiture et en pirogue.
Mais voilà, quelques Guyanais ont bloqué les routes et entraîné la population dans une gréve générale. Impossible de sortir de cette zone du port et de Cayenne.
Nous avions prévu de retrouver ici Kevin qui avait navigué sur Io il y a 13 ans en Méditerranée. Par chance, il réside dans la même "zone" que nous. Avec Alice, ils réussissent à organiser pour nous chaque jour une balade différente. De notre côté, nous affrétons notre petite annexe pour naviguer une journée ensemble sur le fleuve Mahury. Nous passons aussi d'excellentes soirées avec eux. A défaut de visiter beaucoup, nous nous amusons bien. Un grand merci à tous les deux.
Après 10 jours, rien ne s'arrange au niveau politique. Un peu déçus, nous décidons de lever l'ancre.

Les photos : album et diaporama

25 mars 2017

De Noronha à Cayenne : à la recherche du courant des Guyanes

Sur cette route nous pensions être sur un "tapis roulant" entrainés par un bon courant. Effectivement, au début, il est là, mais faible. Deux jours après le départ, l'alizé vire vers le Nord-Est, ce qui est normal, le roulis se transforme en gîte sur babord, c'est à dire que Io remue moins mais nous vivons penchés.
Tradition oblige, nous fêtons le passage de l'équateur (à l'aube) avec un (petit) verre de rhum réunionnais. Une nuit noire, le ciel nous tombe sur la tête, trombes d'eau, vent fort de toutes directions. Nous résistons quelques heures, puis nous mettons à la cape en attendant que le déluge cesse. Au matin, ouf, ça se calme, nous reprenons la route et faisons sécher le linge.
La veille de l'arrivée en Guyane, le courant que nous avons tant attendu prend enfin toute sa puissance, trop fort et trop tard, nous devons ralentir pendant la nuit, baisser les voiles, car il faut attendre l'heure de la marée pour entrer dans le fleuve.
Le 10ème jour, nous jetons l'ancre dans la rivière Mahury devant la petite marina de Cayenne. Repos !

Les photos : album et diaporama

15 mars 2017

Ile de Fernando de Noronha : échantillon brésilien

L'accueil est chaleureux. Lorsqu'il nous voit  jeter l'ancre, Gepetto passe avec son bateau pour nous proposer de nous amener à terre. Ça nous arrange car la zone de mouillage est loin de la côte, la houle est grande et nous ne sommes pas certains d'y arriver avec notre petite annexe et notre vieux moteur hors bord. Une fois à terre, Marco le chef du port nous offre un café (brésilien, délicieux). Tia Régina, sur la plage, sert de délicieuses noix de coco bien fraîches.
L'île vit du  tourisme avec ses paysages de cartes postales, ses plages de sable jaune clair, roches noires, collines vertes, petits hameaux où des bancs sous les arbres incitent à la pause. Nous en profitons pendant 2 jours, et consacrons aussi un peu de temps à gratter la coque de Io qui en a vraiment besoin. Les 2 soirs, Gepetto nous apportent des poissons cuits en papillote lorsqu'il vient faire admirer à ses clients-touristes le coucher du soleil en mer.
Après ce petit repos, nous pouvons continuer notre route vers la Guyane.

Les photos : album et diaporama